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Les contes de Terremer  

Auteur : Seraphin

Miyazaki le fils ?

Si je vous dis "Miyazaki", vous allez tout de suite penser au génie de l’animation, le géant Hayao Miyazaki, auteur de films d’animation fantastiques tel que Le voyage de Chihiro et Princesse Mononoke ! Et bien non, je ne vais pas vous parler de ce Dieu vivant mais de son fils, Goro Miyazaki. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que ce dernier a décidé de suivre les traces de son illustre père en se lançant à son tour dans l’animation. Je vais donc vous parler de son premier film qui vient de sortir récemment au cinéma, les contes de Terremer (sorti le 4 avril).

Le Pitch

Les Contes de Terremer est inspiré du Cycle de Terremer de l’auteur américaine Ursula K. Le Guin.

L’histoire conte ici la quête du jeune Arren, qui à l’aide du puissant archi mage Epervier, va devoir rétablir l’équilibre du monde qui est menacé par une terrible sorcière. Ils croiseront en chemin une mystérieuse jeune fille, Therru, qui semble elle aussi avoir un rôle important à jouer dans cette quête ...

Entrée en matière

Le film commence et tout de suite on est ravi. L’animation est magnifique, les dessins sont dignes de Miyazaki (le père) et des studios Ghibli ! De ce côté là on est rassuré. Quand est-il de l’histoire ? L’intrigue est bien lancée, on y découvre un héros mystérieux qui semble cacher un lourd passé, et son mentor le magicien Epervier, vieux sage plein de malices. Alors que l’on commence à s’intéresser à cette histoire poétique, un gros problème survient ...

Un bon début ... et une fin mais où est le milieu ?

Là où le bas blesse, c’est que Goro Miyazaki oublie peu à peu son histoire. Malgré le fait qu’il respecte avec un grand soin tout ce qui tient à coeur au studio Ghibli, l’écologie et la force de se surpasser, il oublie de créer un scénario digne de ce nom. Ainsi, alors que l’histoire s’enfonce dans des longueurs interminables où chaque scène devient plus inutile, et commence à endormir, la grande méchante fait enfin son apparition. Alors qu’elle est censée être incroyablement puissante, elle a sous ses ordres une misérable armée de trois imbéciles. Pas trés classe ! Sans faire de spoil, la fin nous fait vraiment de la peine, l’auteur se disant qu’il serait bon de faire un petit retournement de situation, histoire qu’il se passe quelque chose quand même !

Verdict

On en arrive à un verdict trés mitigé. Là où Hayao Miyazaki nous transporte du début à la fin dans une histoire pleine de poésie et de rebondissement, Goro Miyazaki nous offre une histoire remplie de longueur, certes magnifique graphiquement mais où la touche de poésie du père n’existe pas.

Pour un premier coup d’essai, c’est raté. Il lui aurait suffit d’attraper cette pointe de poésie qui manque cruellement à son premier film et à réussir à tenir son spectateur en haleine en évitant les longueurs inutiles ...

Seraphin

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