Arrivée d’un nouveau site qui rendrait plus beau les gens qui le regardent ?
Vous vous êtes sûrement demandé pourquoi le site de Shogun dénommé Shogun City, était à ce point délaissé, oublié, mis de côté, au ban de la société, attaché à un arbre le long d’une autoroute sinistre avant de partir en vacances faire du ski, pourquoi ce site était comme ces relations amoureuses, celles avec une moche, cette bonne amie et un peu poire, qui fait le bonheur de nos nuits, mais nous fout la honte devant un auditoire, et que l’on cache à nos amis.
Et ben la raison est très simple : il se trouve que les personnes travaillant à Shogun City ( un peu moins de 22.480 personnes à l’heure où je vous écris) étaient occupées. Et même fichtrement occupés, si je puis me permettre. Et à quoi me direz-vous ? Mais occupez-vous de vos affaires j’ai envie de vous dire mais comme je suis sous drogue et payé pour vous répondre je vais vous le dire.
Il se trouve que nous étions occupés à flâner le long des villes, à siroter des verres que l’on vide, à respirer des fleurs fragiles, allongés dans des champs baignés de lumière, avant de caresser nos corps d’un peu d’huile. Mais aussi à lire des ouvrages scientifiques, quelques revues pornographiques, des définitions de mots difficiles, quelques tatouages sur des corps féminins nus et graciles. A prendre dans nos bras musclés la-première-dame-de-France, à lire ce que faisaient nos concurrents, à regarder There Will Be Blood une trentième fois, à coucher avec l’ancienne-première-dame-de-France, à manger des coquillages de manière explicite, et à flirter avec l’avant-avant-dernière-première-dame-de-France avant de prendre une douche brûlante pour oublier tout ça, mais Dieu hélas ne créera jamais d’eau suffisamment chaude pour effacer une telle horreur de ma mémoire.
Voilà, tout ça pour vous dire qu’un nouveau site-qui-tue-de-la-mort-qui-tue-tous-ceux-qui-le-visitent-sans-cliquer- au-moins-mille-fois-sur-la-bannière-de-nos-partenaires-commerciaux- qui-ne-nous-paient-pas va arriver sur la toile et autant vous le dire tout de suite : nos concurrents se chient dessus. Ah, non, il s’en foutent. Et ben tant pis pour nous.




