
Auteurs : Dessin : Yûsuke Kozaki - Scénario : Ôhji Hiroi
Éditeur : Gentosha (prépublié dans Comic BIRZ) - Taïfu comics
Genre: Seinen
Critique :
Kyoko Karasuma est une jeune policière de 16 ans. Elle enquête sur une série d’événements inexpliqués. Tout à débuté par la découverte d’un cadavre possédant une étrange particularité.... En effet celui-ci possédait une corne. Cette caractéristique appartient aux démons qu’on appelle des oni. Le problème c’est que ces démons ne sont pas censé exister... Toute affaire liée au oni est passée sous silence par le gouvernement japonais. Toutes ces créatures sont principalement issues des croyances ancestrales japonaises. Certains oni étaient même considéré comme des dieux. Mais les oni sont intéressé uniquement par la chair humaine et les femmes afin de se reproduire.
Kyoko devra affronter tous ces démons accompagnés de Ray, son co-équipier qui a déjà eu affaire à un oni dans le passé. Il y a perdu un oeil. Kyoko devra aussi découvrir les mystères de ses origines car elle ne semble pas si humaine qu’elle pourrait le croire...
Dans l’ensemble Kyoko est un manga assez classique. Les dessins et les traits son assez fins. L’ensemble est assez dynamique. Les décors sont bien détaillés, bien que l’action soit située en 2050, les bâtiments et autres infrastructures restent contemporains. Bien que sur certaines planches on remarquera que les persos en premier plan sont hyper travaillés et ceux en second plans le sont un peu moins, personnellement j’ai accroché. Les scènes d’action sont hyper dynamiques et certains angles de vue rappellent ceux utilisés dans les films de gunfight asiatiques. Il y a un bon équilibre entre les scènes d’action et scènes explicatives.
Le premier volume introduit bien l’histoire et pose des questions sur les origines de Kyoko. Avec un scénario basique le manga se lit simplement, pas comme certains manga où il faut non seulement déchiffrer ce qu’il se passe et aussi se prendre la tête sur ce qu’il se dit...
Le deuxième volume est plus centré sur l’action, on ne s’ennuie pas une seconde. On en apprend plus sur la relation entre l’étrange Kirio Uchida et Kyoko.
Le troisième volume est concentré sur les origines de Kyoko, notamment sur un flash-back nous ramenant à la jeunesse de Kyoko. Ce volume nous montre aussi la première rencontre de Ray et un oni et comment il a perdu son oeil gauche. Un petit bémol, mais on ne pas y faire grand chose, c’est le fait de retrouver les caractères japonais expliqués dans les dernières pages du manga. C’est un peu embêtant et ça casse un peu le rythme de la lecture.
Kyoko est un bon seinen, cocktail de violence, d’action et de réflexion sur les origines du peuple japonais (réflexion amenée par le volume 3). Le mélange mystique et polar fonctionne à merveille. Le dessin de Yûsuke Kozaki colle bien à l’intrigue, il a déjà travaillé sur Speed Grapher où il y avait créé les personnages. Kyoko de par sa nature et sa manière de se battre me rappel Gally de Gunnm. Dans tout les cas c’est un manga à lire et à suivre.
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